Dimanche 17 août 2008
Le matin, je prends mes pieds pour aller travailler, tout en marchant, je regarde la Chine, j'admire les vieillards, je m'étonne des jeunes débraillés, j'hume les odeurs de la ville, j'observe le ciel de Kunming. Ce ciel d'altitude qui ressemble comme deux gouttes d'eau au ciel français...je ne me sens jamais aussi proche de vous.
Et puis il y a les sourires de mes élèves, leur regard illumine leur visage quand, ça y est! ils ont compris! Le sourire des Chinois, qui quand il est là ne part plus et qui se lit dans leur regard. Ce sourire qu'il faut avoir vu orner des yeux brider pour se dire enfin, ça c'est la Chine.
Le soir, de retour à la résidence de nos petits retraités, où nous ne passons jamais inaperçus, je souris aux Chinois qui pour vous connaître, scrutent votre coeur. Un franc sourire simple et un regard bienveillant suffisent pour qu'en retour ils vous répondent.
Il suffit d'aller en Chine voir que les Chinois sont curieux, avides d'échanges et de sourire, tout comme nous!
A ceux qui restent en Chine, je vous souhaite bonne route, et vous remercie d'avoir été sur la mienne.
ô joie de vous revoir chers amis et famille!
Et si c'était par la fin que tout commençait...
par odile
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Dimanche 27 juillet 2008

Vous êtes en Chine depuis 11 mois, c'est la saison des pluies à raison de deux orages par jour. Il fait grand beau ce matin, vous ne prenez pas votre parapluie et sortez en petite veste légère, allez en A. Il a plu toute la nuit, et il pleut encore ce matin, vous enfilez baskets étanches, veste de pluie et parapluie, allez en B.

A. Il fait tout de même très chaud, et ce soleil d'altitude vous tape sur les paupières, vous sortez vos lunettes de soleil et souriez devant le vert éclatant des feuilles des arbres. La vie vous sourit, vous souriez aux Chinois qui vous le rendent bien. Vous voulez enlever votre veste tellement vous avez chaud mais vous ne repassez pas vos chemises allez en C. Mais votre tee-shirt a rétréci à la machine et/ou vous avez mangé trop de riz, allez en D. [Quoiqu'il arrive vous vous ferez prendre ce soir, des gouttes particulièrement saisissantes d'efficacité!]

B. Vous sortez coûte que coûte, et (sou)riez de voir les Chinois en tongs de douches, voire pieds nus avec poncho vert flashy, bleu vif ou rouge qui réveille... y en a qui avant moi les ont appelés les télétubbies, j'adhère! Dans la rue les voitures foncent toujours autant, les piétons courent la tête chapeautée d'un sac plastique. Mais vous, vous ne faites pas la maligne quand il s'agit d'enlever les chaussures pour traverser la rue devenue un bain de pieds géant! Vous pestez contre la pluie et allez en E. Telle maître Kong, vous souriez et chantez dans les difficultés, allez en E.

C. Vous ne repassez pas vos chemises parce que depuis 11 mois que vous êtes à Kunming vous n'avez plus vu de fer à repasser - sheu sheunmeu? (qu'est-ce que c'est?) dites-vous. Et que somme toute, on s'en passe carrément. Mais depuis quand le fait de porter une chemise non repassée est-il un obstacle a votre bien être? Hé, vous êtes en Chine! Vous vous dites youpi je suis une star et je vais lancer la mode, allez en H.

D. Quoi trop de riz? Ici le riz c'est comme notre cher bon pain de France, alors forcément on sauce avec un grain, on porte le grain sous le bras, on fait du grain perdu, on le congèle, on met le grain à toutes les sauces.  Par conséquent, ça peut pas faire de mal... non le problème doit être dans la lessive qui rétréci tout, à la taille chinoise. Tout est dans la rencontre interculturelle. Allez en K.

E. Le taï chi vous centre...Vous ne pouvez pas avoir déjà oublié ce qu'on vous a appris lors de la soirée du 14 juillet! Rappelez-vous ce soir-là, un groupe d'une vingtaine de Réunionnais ont débarqué avec du punch et de la musique créole. Ils partaient pour un voyage à la découverte du Yunnan et du taï chi: chaque matin de la pratique, de la pratique, de la pratique, on se médite, on ouvre les chakras, et on arrive à un contrôle total du bout des ongles. Le but étant d'être centré. Quand on leur demande qui est leur maître, il nous disent "celui là bas, qui est centré"... ahr so! Vous plissez les yeux et vous carressez le menton comme quand quelqu'un vous semble intéressant, vous voulez en savoir plus et vous rendez en F. Vous vous sentez parfaitement centré déjà, merci bien vous allez en G.

F. Des Réunionnais tout plein de soleil sur le visage, en vêtements amples pour ne pas entraver les gestes libérateurs, le dos bien droit, le regard fixe à la Richenou, vous parlent de leur nouvelle vie depuis que le taï chi est entré dedans. Le taï chi nous dit que nous avons tous des blessures corporelles et sensorielles et qu'il ne tient qu'à nous de les écouter, de les comprendre et ainsi de savoir quel est ce chemin qu'on doit suivre. On est tous fait pour quelque chose, reste à savoir quoi? Ce vécu que nous avons, tâchons de l'écouter, les blessures parlent et nous indiquent le chemin. Ne pas se sentir obligé d'adhérer. Pour en savoir plus, allez au jardin de Luxembourg à Paris et vous verrez des gens tenter d'être centrés. Allez filez en G.

G. Trop peu pour vous, vous êtes plus camembert et pâté de foie et vous avez raison! Sur des toasts grillés légèrement, vous étalez du pâté de foie que votre nouvelle coloc toulousaine a amener du sud ouest. Made in Authentique! Le camembert qui se conserve longtemps a été fêté dignement! Françhinoise, votre coeur balance, allez en K.

H. Va falloir depuis le temps que vous êtes là, apprendre enfin à être une star. Dans la rue, répondre aux "rrrello!" guturaux des djeuns la coupe en l'air. Toujours dans la rue, sourire aux enfants qui vous adressent des "wei guo ren!" ("étrangère!")... c'est toujours sympathique, et ils sont si mignons: allez en I. Autrement, star incognito, vous allez en J.

I. Un Chinois qui ne vous sourit pas au premier abord n'est pas forcément un Chinois qui ne répondra pas à vos sourires et politesses. Sourires et courbettes, un Chinois a aussi le sens du commerce. Si vous souriez aux vendeurs, ils vous souriront, j'en mets la main à couper. La Chine va vous manquer, allez en K.

J. De derrière vos lunettes, vous filez bon train sur les chemins de la ville qui n'ont plus de secrets pour vous. Vous savez là où sont les pavés mal agencés tous pleins d'eau et qui vous jettent de l'eau sur le bas du pantalon quand vous marchez dessus, et là où à partir de 21h vous trouverez les brochettes...! Vous aimez les brochettes.
Vous êtes à deux doigts de vous noyer dans la masse quand à chaque fois, un vélo vous fonce dessus, un chien se prend dans vos pattes, un crachat vous évite de peu, une odeur d'égoût, de riz à l'huile, de détritus...vous réveille. Vos lunettes cachent bien vos yeux, mais après tout ce temps vous croyez encore que ne pas être Chinoise c'est avoir des grands yeux? que faites vous de votre nez gonflé, de votre menton crochu, de vos cheveux dorés? de votre grande taille, de vos bras ballants, de vos pieds qui défient la mesure chinoise? Ha! vous vous êtes crue chinoise!! Le bel effort! Ne vous y fiez pas, si vous pensez connaître la Chine et les Chinois, eux seront toujours étonnés de vous voir.
Vous êtes une star, la Chine va vous manquer, allez en K.

K. comme Kaput! Un coup de Chine ne pardonne pas: ne vous étonnez pas si au retour, vous parlez fort dans le bus et au resto. Ne soyez pas surpris si vous vous prenez à demander un doggy bag au restaurant. Vous prendrez les Français pour des radins qui ne surchargent pas la table de plats. Vous laisserez les déchets sur la nappe sans même vous en rendre compte. Vous tomberez en émerveillement devant le reblochon. Vous aurez des envies de saucisses à 17h. Vous pa r le rez com m' ça... et vous inclinerez pour saluer vos amis. Vous direz "oh un étranger!" quand un Occidental vous croiserez. Vous porterez des chaussettes fines transparentes avec vos escarpins vernis pailletés et une jupe courte. Vous n'ouvrirez pas votre parapluie totalement mais le tiendrez tout de même en l'air pour vous en protéger du soleil. Vous n'aurez même aucun mal à vous ballader sous l'orage avec, mieux que le parapluie, un parasol. Vous aimerez passer des soirées dvd avec vos colocs qui vous manquent quand elles ne sont pas là. Vous direz que la France c'est romantique et que les Français sont polis. Vous serez fan du feu sacré des JO, allez-y mollo tout de même! Vous changerez les mentalités bêtes des Français pour qui la Chine c'est pas beau et les Chinois pas gentils. Vous serez étonnée de ne plus entendre le pouet pouet des chaussures des enfants, qui ont des klaxons dans les semelles.
Vous serez fière d'avoir passé un an auprès d'eux, reconnaissante de vous avoir accueillie et d'avoir eu la chance géniale de voir les petits papis prendre si soin de leurs petits enfants, de sourire aux vieilles dames courbées qui vous répondent de toutes leurs dents cassées et de leurs belles rides profondes, de leurs yeux brillants.
Vous aimerez aimer la Chine! Allez à Kunming!

par odile
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Dimanche 13 juillet 2008



J'aime la Chine et sa muraille,
 
sa saison des pluies

et ses raviolis.








Mais j'aime surtout

mes chaussons

Charlotte aux Fraises

qui m'accompagnent partout;

les jus de fruit frais 
 
servis dans des cruches;

les Chinois qui sourient;

mon nom chinois : Li Hong

ou Joli Arc-en-ciel 

(y en a qui gloussent?!)

oter mes chaussures

pour traverser la rue

devenue un pédiluve : 

ça c'est l'aventure!

le soleil de Kunming

qui oblige à porter

des lunettes de soleil;

notre nouveau balai,

ses poils longs et drus

n'épargnent

aucune poussière

et autorisent

un maniement

plus efficace

et un moindre effort;

beerk j'aime ne pas

me faire récurer

les pieds

en plein air;

les danses chinoises

au bord du canal;

le tissu typique

qu'on achète

au Grand Marché;

les serveurs

chinois et originaux

 des restos chics;

les chinois qui font du vélo

sur l'eau du lac du

parc Da Guan, comme 

André Castagnier dans

Le Petit Baigneur!

les tout petits chinois ;

donner des prénoms

français

à mes élèves

chinois,

! attention !  

les Mélanie

et les Paul ont du mal;


Je n'aime pas qu'il me reste 5 semaines en Chine ,

 mais j'aime qu'il me reste 5 semaines en Chine.

par odile
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Jeudi 3 juillet 2008

L'autre jour, j'étais à Kunming...gloup gloup...

 

par odile
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Lundi 30 juin 2008



on aime ?

la saison des pluies quand il fait grand beau. Les Kunmingais révèlent toute leur torpeur nonchalante. Il y a les assoupis dans leur charette, les désoeuvrés heureux dans une camionette, les accroupis sur le trottoir prenant le temps de le regarder passer... Les joueurs tout terrain de "mah jong" délaissent leurs pions pour pioncer, le concours de dentelles sur ombrelles se met en scène, et le soleil tape.




on n'aime pas

les agglutinements de foule sur le trottoir, au beau milieu des odeurs de cigarettes sans gêne, les coudent impolis qui se débattent, l'accent trop kunmingois qui parle trop fort...




politicocorrectement, on n'aime pas


non loin de chez nous il y a le marché aux animaux : chiens dans des cages riquiqui qui n'ont qu'à aboyer de la journée, poissons rouges trop nombreux dans bocal trop petit, certains sautent et agonisent sur le sol, ben ma foi ça se grille même pas.























on aime


le spectacle de la rue





on aime     La Chine !!!!








on aime  : ça c'est Keunmingue.





on aime  




on aime  - m'enfin c'est limite!

les "ya pas le feu au lac" qui reviennent telles une incantation impolie en plein cours de la part de Ting ting, une élève chinoise. Ting ting c'est son nom français, qui veut dire Tintin en français. Non pas de faute de frappe, tout est normal! Ting ting a cette curieuse habitude de retenir des expressions pas toujours utiles, on lui pardonne!



on aime ou on n'aime pas




on n'aime pas du tout :



Merci pour tout kolokAdeline et bon courage!



on aime un peu, c'est surtout que c'est rigolo



de voir les serviettes qui sèchent devant la boutique et les djeun's qui traînent chez le coiffeur comme à la cafette... Le truc qui tourne à gauche, il y a ça devant chaque coiffeur. ma?



indiscrétions qu'on aime aimer :

Au détour des rues, une ballade de dimanche aprèm : on se lave les cheveux, on met la machine en route... Comment oublier et ne pas apprécier cette simplicité sans complexe!?





























on aime bôûcoup

Ces paysages typiquement kunmingois :






























tout va bien se passer!

Ce soir, premier cours avec Zitong, ancienne élève d'Adeline.



ps : on aime pas, mais alors pas du tout! je ne peux plus voir ce que j'écris! Le Lotus Bleu, c'est un comble, ne peut s'ouvrir ici...! Merci d'excuser les erreurs de mise en page.
par odile
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Mercredi 11 juin 2008

L'ami Pierre (Bachelet, héros de mes années lilloises), je m'en vais donner une chinification à ta chanson.

Je dois à ces mois de présence à Kunming, à Clémence notre ancienne collègue qui a déclaré un jour que Kunming était poétique et à Pauline Fraisse, une artiste française de Kunming, ce regard nouveau sur la ville chinoise. Je tente ici de vous en conter la teneur.

La première impression que la ville de Kunming offre est d'une implacable brutalité. Grise, elle paraît sans âme. Il manque un centre qui organiserait cet amas de logis anarchique. La saleté aussi s'immisce partout.

En Chine, quand vous faites tomber une baguette sur le sol ou même sur la nappe, on se précipite pour vous en donner une neuve. Le sol est dans la mentalité asiatique l'endroit de toutes les impuretés.

Et puis on comprend... que la ville chinoise n'est pas la ville occidentale... que ce que l'on montre ici, des angles droits bruts et sans détours, sont les arrondis haussmanniens... ce que l'on habille de moulures en France, ne se cache pas en Chine.

On perçoit alors que l'espace peut trouver dans une organisation totalement opposée, une noblesse, une simplicité intelligente. Il s'agit d'appréhender avec pertinence ce paysage urbain et de lui donner autant de légitimité qu'à l'autre.

Kunming c'est aussi la loi du détail. Les pavés, le carrelage, sont partout et de toute taille. Ils organisent les trottoirs, les façades des immeubles en compartiments en une précision impressionnante. En même temps, pour accompagner les courbes ils les montrent, les cassent et les segmentent. Ils donnent à la ville un chemin, des périmètres, des usages. Ils ne dissimulent pas, au contraire, ils indiquent et signifient l'espace organisé. Ils impriment sur la ville sa verticalité.

Les toits, plats, sont une autre ligne. Une ligne de fuite pour le regard qui barre l'horizon, sans élan pour le regard. Les fenêtres aux vitres tantôt carrées tantôt rectangulaires semblent s'imprimer dans la surface de ces immeubles cubiques et appartenir à la mosaïque du carrelage et des pavés.

Dans ces quelques photos j'ai essayé de montrer tout cela.




















par odile
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Mercredi 11 juin 2008

" Le 18 septembre 1931, un jeune Chinois de Shanghaï embarque pour l’Europe.

 Eduqué au collège des Jésuites dans la concession française de la ville, il a appris le Français. Il peint. Il a été acteur, il a appris la photogravure, il a travaillé dans les studios de cinéma de Shanghaï. Bref, c’est un artiste. Il a vingt-quatre ans et depuis quelques mois, il rêve de partir pour Paris et y étudier les Beaux-Arts.

Il n’est pas le premier à nourrir ce rêve : pendant les années 20 et 30, des milliers de jeunes Chinois se sont rendus en France. Entre 1923 et 1927, des personnalités aussi connues aujourd’hui que Chou En-Lai, Deng Xiao Ping ou l’écrivain Pa Kin ont séjourné à Paris. Mais comme le voyage coûte cher et comme il craint que la ville lumière ne lui fasse perdre la tête, notre jeune homme choisit sagement, une fois arrivé à Marseille, de se rendre dans une ville francophone plus tranquille : Bruxelles.

Il passe l’examen d’entrée à l’Académie Royale des Beaux-Arts et son talent lui vaut d’entrer directement dans la classe supérieure. En trois ans, il accumule les prix de peinture, et aussi de sculpture, à laquelle il commence seulement à s’intéresser. Secrétaire et porte-parole des étudiants chinois, il fréquente régulièrement le père Gosset. Et le père Gosset, qui a l’esprit particulièrement ouvert, s’intéresse à un autre artiste dont il suit les productions depuis plusieurs années dans le quotidien « Le petit vingtième ».

L’artiste en question se nomme Georges Rémi. Il réalise pour le quotidien une bande dessinée dont le héros est un jeune garçon en pantalon de golf, qu’il a expédié successivement en Union Soviétique, au Congo Belge, à Chicago et au Far-West, et qui vient de traverser l’Egypte et l’Arabie saoudite pour parvenir jusqu’en Inde. Prochaine étape du jeune reporter, annoncée par l’auteur : Shanghaï.

En apprenant cela, le père Gosset se dit : « Il ne faut pas que ce jeune homme raconte n’importe quoi sur Shanghaï et la Chine. » Or, justement, Georges Rémi, alias Hergé, est en train de se constituer une documentation sur la Chine pour dessiner le prochain album des aventures de... Tintin. Le père Gosset lui propose de rencontrer de jeunes Chinois. Hergé accepte, et c’est ainsi qu’il fait la connaissance de celui qui sera son ami pendant tout le reste de sa vie : Tchang Tchong-Jen.

La collaboration de Tchang et d’Hergé éclate dans la première version du Lotus Bleu. C’est un album très différent des précédents, car à partir de la planche 10, il est composé à quatre mains : les textes en chinois sont bien sûr de Tchang ; les décors, certains objets et surtout le caractère cosmopolite de la ville de Shanghaï sont dessinés par Hergé sur les conseils de son nouvel ami et parfois aussi par le jeune artiste chinois. L’album dénonce ainsi vigoureusement la mainmise des Japonais sur Shanghaï dans les années 30.

L’amitié des deux hommes est tellement forte que Hergé transpose dans Le Lotus Bleu un incident très important dans l’histoire de la Chine - le sabotage par des agents japonais d’une ligne de chemin de fer - et va jusqu’à donner au jeune Chinois à qui Tintin sauve la vie le nom de son nouvel ami.

Voilà, Tchang Tchong-Jen n’est plus seulement un jeune artiste, c’est un personnage universel, qui sera le héros d’un autre album d’Hergé, sans doute le plus beau, en tout cas celui qu’il considère comme le plus personnel : Tintin au Tibet.

J’adorerais continuer à vous raconter l’amitié de ces deux hommes, mais un livre, récemment publié par les éditions Moulinsart, le fait mieux que personne. Magnifiquement illustré, il est dû à la plume de Jean-Michel Coblence et de Tchang Yifei, la propre fille de notre héros. En racontant l’amitié entre Tchang Tchong-Jen et Hergé, il retrace aussi l’histoire de la Chine au XXe siècle. C’est un livre chaleureux et passionnant qui s’intitule tout simplement : Tchang !

Tchang ! par Jean-Michel Coblence et Tchang Yifei, Editions Moulinsart, 2003 "



à vous,
Odile

source

par odile
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Lundi 9 juin 2008

C'était un dimanche, j'étais à Kunming. Mon boss m'avait dit de t'nir le stand de not' Centre à Kunming.
Alors, J'ai pris l'taxi pour aller à la Foire (de Kunming). Y avait des tas de Laossiens, des Vietnamiens, des Thaïlandais, des Bangladeshis, des Russes, des Indiens, et pis des Australiens aussi...enfin tous les voisins quoi...c'était drôle tous ces visages hypers différents en fait, on n'aurait pas cru, hein mais on est tous différents. Pour sûr j'étais la seule blonde.


Hall 6, c'est le hall international, ouais. C'que ça donne? ben du business. Moil'business, bon ba c'que j'en dis, c'est pas trop mon domaine, m'enfiiiinnn, j'ai quand même négocié les mangoustans! (à des Thaïs)



ah ouais ça c'est la Malaisie c'est trop fort... l'Indonésie oui, aussi...nan les rangées de fauteuils en bois, ça ça m'a émuein! ben ouais quand même!



ah ouais les Russes, supers sympas les Russes...


Les Thaï, mais alors tu trouvais d'tout! du dentifrice, des fruits et légumes frais, des chemises...


ça c'est moi! ya not'stand ci-dessus! j'donnais des ptis coeurs...

pis c'week end j'avons été au resto tibétain. Pour Adeline c'était quand même vach'ment émouvant, elle a dit au revoir à son prof de danse tibétaine...


pis ça c'est Kunming : du point de vue de l'art


ça aussi, en fait...


par odile
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Lundi 2 juin 2008



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Un week-end au vert


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ATTENTION: En bas à droite, ce personnage, Aude, n'est pas faïu laoshe comme nous, on l'accepte quand même dans notre virée parce qu'elle a des Oreos au chocolat et qu'elle vient de Haute Savoie.









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Retour à la maison

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-.../.-/-.-./-.-//..--/---/-...//!!!!!

La B.P.I.D.C.F.S.F ou Bibliothèque Privée d'Informations du Centre Français Sans Frontières.

Franck, un élève au travail















Dur apprentissage de la langue pour Flore, mon élève des mercredi et vendredi après-midi
,
--.-/..-/.-/-./-..//-/..-//./...//.-/.-./.-./../...-/././/.-/..-//.../---/--/--/././/-.././/.-../.-//--/---/-./-/.-/--./-././/-.-./---/-./-/../-./..-/.//-.././/--./.-./../--/.--././.-.//, ai-je envie de dire.



























c'&es*t tro*µp bê[@te...#@&*!¤! --./.-/--/.//---/...-/./.-.//!



--/./.-./-.-./..//-../'//./-/.-././/.-.././...//.-.././-.-./-/./..-/.-./...//-.././/!!!












par odile
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Mardi 27 mai 2008


Français vénérables,

Il y a un arc-en-ciel dans mon humble coeur.

Ce que la tache est au panda,
Ce que la mélancolie est à la joie,
Ce que l'épine est à la rose,
Etre à mon esprit il ose.

Que je ris de retrouver, Fa Guo Ren,
Vos glorieux et vertueux visages!
Mais je pleure sur cette page
L'Empire du Milieu toujours jeune.


Visages de Chine vous avez recueilli
Le souffle de ma longue marche.
Pays au regard d'enfant, aux raviolis
Hantés de piments qu'ils
crachent,

Le visage de ton passé tes ancêtres pleurent.

Où sont tes barbiches blanches
Et tes mandarins en longues manches?

Que vas-tu faire de tes enfants
Au cheveux épaississant?

Je garderai ton sourire
A la surface de mon souvenir.
Je veillerai dans ma mémoire,
Les traits tirés de tes regards,

 Témoins précieux de ta tranquilité et de tes peurs.


Ho Dil

 


par odile
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