Jeudi 22 mai 2008 4 22 05 2008 04:53

Bienvenue au mariage de Yannick et Jessica!

Yannick et Jessica se sont rencontrés à l'Espace Francophone de Kunming! si!
En guest stars, une cadillac est venue nous chercher à notre lieu de travail...
L'arrivée à l'hôtel : grand chic! Les mariés, les parents des mariés, Mickey et Minnie nous accueillent, des plats de bonbons et cigarettes à la main, que la fête commence!

Le mariage est animé par des animateurs spécialisés...


Yannick et Jessica ont vécu en France pendant leurs années d'études. La cérémonie commence alors que les mariés ne sont pas encore dans la salle. Une projection commentée par eux-mêmes retrace leurs premières années de bonheur.

Les noms des tables portaient chacunes les doux noms de la France, voici la table Tours. Si vous vous voulez bien prendre place...


Le marié attend la mariée au centre de l'allée formée par les tables de dîner. La salle compte une vingtaine de tables, soit à peu près 200 invités, un petit mariage pour certains!


La mariée s'avance vers le marié. L'un et l'autre, face à face sur l'estrade, vont échanger leurs voeux.


Yannick et Jessica ont assisté à plusieurs cérémonies en France. Ainsi, celle qu'il sont choisie était entre mariage français et mariage chinois. Echange de voeux et d'anneaux en blanc...


... et présentation à la famille, en rouge.


Là dessus, l'animateur du mariage a dit une très belle phrase:


Vive les mariés!! Car ce fut un beau mariage, félicitations!



Bienvenue en Bretagne!

Nan, j'aurais bien voulu faire un tour à Paris, mais je suis charette, ce soir j'ai bal. Je suis, à l'occasion de la Saint Yves, de la seconde édition de Vas voir en Bretagne si j'y suis. Au programme, cidre et vieilles dentelles, mais vous pourrez aussi vous initier à tout ce que la Bretagne recelle d'enjoué et de délicieusement féodal, la ridée, la scottish, l'handro: des danses à faire tourner bien des têtes!


Comment ne pas perdre la tête, tenus par le petit doigt... Les sourires sont de tous les visages! Un deux trois, tirez vous les moustaches, quatre cinq six, ne pas confondre le biniou...


... et les douze coups de minuit : je n'ai pas encore perdu ma basket...


Le lancé de pâte à crêpes! je tire ou je pointe?!


Espace libre-service de crêpes à la minute, c'est l'efficacité FSF. Mais combien de fois devrai-je répéter que les crêpes c'est pas des pancakes! et pas la peine de saupoudrer de sucre quand ya déjà de la confiture... et dire qu'on les compte en milliard!


On avait invité les korrigans aussi, mais bien sûr!


Le fin mot : du néo breton.


Par odile
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Mardi 13 mai 2008 2 13 05 2008 05:41

La Chine rend-elle sage? Au pays du sage immense où l'enfant est roi, devient-on adepte de Maître  Kong - Confucius? ... ou bien... serais-je ODiDile, adepte de Lao-Tse,  piquée de radjaïdjah, le "poison qui rend fou"?  



On l'a pourtant prévenu, on lui a expliqué ce que signifiat les inscriptions sur son tee-shirt, et il nous a déclaré, en une péroraison sentencieuse, courte mais efficace, "Je sais".  Le Chinois sait.

"La maturité n’existe pas" André Comte-Sponville (source:)








Quoi, le poison qui rend sage... ?



Attitude:  Organisation émotionnelle, motivationnelle, perceptive et cognitive durable de croyances relatives à un ensemble de référents qui prédisposent un individu à réagir positivement ou négativement aux objets ou aux référents.
(source )







“Etre  vieux sans être adulte” , dit Jacques Brel.
















 «À force de nous tourner vers l'enfance, nous finissons par oublier que les concepts d'enfant et d'adulte s'impliquent réciproquement, et qu'en omettant le second on perd toute intelligence du premier. Là où l'adulte échoue à trouver son statut, l'enfant est en péril de perdre le sien.» Olivier Reboul
( source)











Grandir, est-ce une histoire de raison?



Maître Kong l'a dit : "Les excès qu'un homme commet correspondent à son être essentiel"
(source: BAUDOIN, Bernard. -Le Confucianisme.- Paris: Edtions de Vecchi,1995)












Odile, plus chinoise que sage

Par odile
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Mardi 13 mai 2008 2 13 05 2008 05:04

En hommage a ma soeur poète Claire la vaillante, qui, à l'image de ces jeunes génies, a tôt fait de nous surprendre. "[Elle] est jeune il est vrai mais aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années" Corneille, Le Cid.

Poème surréaliste à partir d'un dessin surréaliste représentant une pomme-voiture, par Claire R.

Quand à mi-chemin de la rollspomme et de la mipomme, twingpomme apparaît, tous les flâneurs du soir se retournent en sifflant.

Quand un énorme fruit rond,
Cabossé après tant de fractures apparaît,
On sent voir les Alpes ou la Cordillière des Ondes.


Dans ce magnifique landeau qui,
Peut avancer à plus de 50 km/heures,
Une multitude de quartiers s'entrechoquent,
Et s'entrecroisent.


Deux roues magnifiquement exposées à la galerie,
Eschilent leur contentement, en tournant sur elles-mêmes,
Comme une agathe,
Qui court rejoindre les autres billes de son voisinage.

Au centre, des multitudes de pépins s'agitent et
Dans certains,
Nous pouvons voir deux, quatre ou peut-être 8 passagers!


Mais chut! Ecoutons ce que nous dit ce petit instrument
Qu'est le moteur à cordes ou percuteur:
Un sourd
Bonjour
Comme au carrefour
Alimenté par le chaufour.

Rabrouons nos chaussures jusqu'au pont du pilston
Ici règne une atmosphère juteuse et douce, grâce à la Reinette,
Qui pose délicatement ses mains sur le guidon tournant.


Des boutons en forme de fruits exotiques rappellent différentes couleurs
Le rouge d'une piquante ou le vert d'une golden?


A travers la glace à la pomme,
Nous percevons des maisons rondes et rouges comme la terre
Surmontées de crumbles, mélangés à de fins morceaux blancs.


Mais revenons à notre compagnon,
Qui ne perd rien des informations,
Grâce à son antenne plantées sur son plafond.


Quand au code barre
Utilisé par les policiers pour arrêter les roues,
Qui prennent trop de vitesse,
Nous pouvons distinguer son origine de fabrication,
Son lot,
Par exemple, sur cet engin, apprécions son pays d'origine
Qu'est la Martinique,
Et son lot 723103.

Par odile
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Lundi 28 avril 2008 1 28 04 2008 07:55

Rome, Rome! On voudrait trouver des mots nouveaux... Nan, attends je suis toujours en Chine! ha ha

Keunimngue - c'est comme ça qu'on dit quand on est des lecteurs assidus de Le Lotus BLeu

Il n'a pas échappé à votre esprit déductif peu commun que voilà le joli mois de mai, le mois qui ne me promet plus que 4 mois de Chine. aaaaaah! Pardonnez ce bref instant d'hilarité.

 

Donzelle lassive et gracieuse du Parc Daguan. Le Parc Daguan, (près de chez moi) offre au visiteur épris de grandeur une vue imprenable sur le Lac Dian Shi et ses Monts de l'ouest. Sa particularité est de confondre dans un même idéal bucolique l'architecture traditionnelle chinoise aux toits recourbés et l'architecture puérile des nos attractions préférées... les chaises volantes, le train fou, les autos tamponeuses, une reconstitution grandeur nature d'un paysage nordique, sa neige reconstituée, ses chalets de bois contre- euh...re-faits... ui ui! Le Lac Dian Shi, haut lieu de la navigation lacustre et de la pêche sans espoir, voisin patient et docile de la ville,  donne à humer au marin téméraire ses embruns parfumés des odeurs inombrables de la ville.

He even took his gramophone on safari... (Petite et brève parenthèse : d'aucuns soutiennent que Out of Africa commence par I had a farm in Africa, mais les puristes savent que les premières paroles nostalgiques de Karen Blixen sont celles ci-dessus). Ceci explique cela.

Les faits : J'étais indolente, lovée mon armchair Yvon 1er tapisserie d'inspiration Hello Kaïtty, quand Anne-Laure s'est posée sur le sol Kunmingois (ainsi que je vous l'annonçais dans un précédent message. Evidemment, si vous ne suivez pas, vous ne pouvez pas suivre).

 Anne-Laure dans son sourire Cameron

Pourquoi j'étais indolente? Parce que mes dernières acquisitions culturelles sont Emma et Persuasion version BBC... ça va de soi.

Anne-Laure m'a fait découvrir et redécouvrir les beautés cachées de cette ville. En trois jours elle a fait fort, nous avons, entre autres attends !, grimpé les Montagnes de l'ouest, c'est-à-dire fait des allers-retours en oeuf au dessus du lac Dien Shi. C'est de la dernière mode à Keunming, de se tenir assis dans un oeuf mais sans les skis, sans le froid qui vous gèle le passe-montagne, sans le stick à lèvres rose qui s'épanche sur le twix... non point de nostalgie dans tout cela, je vous défends de lire dans ces lignes ce qui pourrait passer pour un manque de fresh air de nos montagnes.
Allez, on revient à Kunming! youpi! Alors on été chez Dico's, la version chinoise de McDo. Vous voulez refaire chez vous le Dic'Mac? Rien de plus facile! Acheter un BigMac, ôtez le pain, remplacez-le par une galette de grains de riz chaude et grillée; ôtez les steaks (car tout le monde sait qu'il y en a deux dans le Big Mac), remplacez-les par des crevettes enrobées de gratin; ôtez le ketchup, remplacez-le par de la mayo. Huuuum! A déguster les yeux fermés au bord du Lac Vert, le son mélodieux d'une voix chantante chinoise atteignant vos tympans, le tout de façon poétique bien sûr!

En trois jours disais-je, nous avons été shopper dans les coins les plus trendy de la capitale du Yunnan : la ville du printemps, qui est assez éternel d'ailleurs en ce moment.

Petit aparté : Anne-Laure, as-tu toujours ton coup au coeur pour la Chine?

Dali, de toutes parts, ses portes brillent de mille feux

Mais il fallut aussi se dire au revoir, comme cela arrive même aux gens très biens. Anne-Laure nous a laissé son sourire Cameron en souvenir, ainsi que deux zou trois magazines intellectuels féminins d'art de vivre, de shopper et de maigrir.

Coco Chaenele soooo trendy

Puis, votre sagacité tout autant que votre petit doigt vous le disaient, c'est belle et bien Dom, ma soeur, qu'est passée par ces contrées où je loge. 

Quels sont les souvenirs qu’aura gardés Domitille de son vrai nom, de son épopée toute picaresque? 

Pour faire vite, on a été de Kunming à Dali - bus - Lijiang bus de nuit Kunming avion Guilin (vite fait) bus Jianshuo bus Guilin (re vite fait : c'est là l'aéroport) avion Kunming.

Mondanisants : des Français des Hautes-Alpes dans les Gorges du Tigre; des Norvégiennes au Phoenix Café à Dali, venues d'Oslo ou presque et qui étaient en route pour le transsibérien avant de commencer leurs études d'infirmières; une Australienne à Qiaotou qui nous a fournis en galettes au Nutella dans un intérieur tout décoré des signatures de tous les gens qui passent, avant de nous envoler avec des sacs de plomb sur les hauteurs du Yang Tsé Kiang;

Tiens! Mais c'est Bernex?!!! hu hu hu!

... un Anglishman, je vous vois venir, non toujours pas le lord au chapeau melon qui m'emmenera tout innocemment faire les soldes à London! il était simplement et seulement dans le bus pour Qiatou, et a été prof en Finlande; des Israéliens qui comme nous ont déploré leurs toasts surbeurrés à Jianshuo, ils nous ont fort aimablement proposé de les presser pour en faire sortir l'huile essentielle, curieuse méthode! J'voulais du jus j'en ai eu!; des Chinois, tout du long, dis donc! En troupe, en groupe, en aparté, en car, en bus de nuit, au resto, souriants, bruyants, amusants surtout!

Gourmands :
un breakfast au bacon/ LE breakfast au bacon du Prague café dans la petite bourgade si typique de Lijiang. (Vous voici au courant : Dom aime les toasts avec de la confiture pour accompagner son bacon et son jus de pomme-carotte).

Joie d'un petit déj-déj à Dali: jus de coco et nouilles sautées

Moment émouvant : l'adieu au bacon breakfast au Prague Café à Lijiang.

Odorant... zet hostile :  voyage dans les bas fonds mal famés d'un bus de nuit entre Lijiang et Kunming. Nous ne nous sommes pas senties chez nous malgré ces faux airs de reblochon vieilli. Et comme c'est la tradition ici - je ne vois pas d'autre explication -, quand on a eu beau être arrivés au lieu dit Terminus à 2h00 du matin, nous - tous les passagers du bus aux odeurs ambulantes - avons comme d’un seul homme tenu à rester jusqu'à 6h28. Pour nous même qu’étions enivrées et heureuses dans un environnement sans pareil, on a fait la Chine!

Un trajet en bus de nuits Lijiang - Kunming. Une odeuir? Quelle odeuir, moi je sens rien moi! Ils nous ont refait le coup du train postal. (Merci de revoir Le Cerveau ce chef d'oeuvre du naturalisme chinois)

Charmant, si charmant : un Saint Bernard un vrai, parcourant à notre nez et à notre barbe la rue de Dali où nous avions élu notre QG : le Phoenix Café que nous vous recommandons. 

Il m'attend tout là-bas en Suisse!!! J'arrive!

Curieux, pratique : Quand à Dali la bourrasque à décorner les yacks fut venue, nos deux soeurs pédalaient aux temps chauds ne vous déplaise.
 
Dali, il suffit d'une virée à vélo et voilà que Zeus s'est déchaîné : Quoi? Vous avez lâché le Phoenix café?

Ne restait plus qu'à quitter les bords du lac en furie, pour retourner illico dans notre cugé de Dali. Et ceci de fort insolite arriva : au moment de lui rendre les vélos, la petite dame des vélos tente de nous vendre un parapluie. 10 qwaï pour 100 mètres à parcourir, non merci! C'est alors qu'accrochez-vous, de derrière les fagots de victuailles, la petite dame aux vélos sort un parapluie tout neuf dont elle nous fait cadeau! En voilà une qu'a pas perdu sa face!

Petite commerçante de Dali qui a un principe : Souviens-toi, mieux vaut donner un parapluie à des Françaises que de vendre un parapluie à des Françaises.

La nôtre (de face) était trempée et fouettée par le vent, on l'a récupérée sèche et hilare au Phoenix Café, notre cujé.

T'inquiète, Zeus, nous y revoilà!

Agressif, admiratif, respectueux, tendre : ce monument, quand le visite-t-on? Je veux parler de la Montagne du Dragon de Jade. Un conseil, si vous tentez de l'approcher côté sud, côté Lijiang et cie, elle se fait plaisante, enneigée, belle. Mais difficile et radine ! Vous devez au beau milieu de la campagne aride et somme toute pas folichonne, passer un péage, soit des qwaï et des qwaï qu'on irait trouver où, je vous  l'demande! dans ta pôche?!  Dom a des principes, j'ai mon self honneur, demi tour! Des filles complètement road tripées sont reparties sans contrefaçon queue de yack à la main et capuccino du Sprout Coffee au bide, vers Qiaotou et ses merveilles...

Domitille pour Balenciaga - la Montagne du Dragon de Jade au loin

Allez donc comme elles à Qiaotou pour la contourner cette belle montagne, et montez le long des pentes de ses voisines plus clémentes. Hum, enfin tout de même, déchirez la pente de vos ongles, agrippez-vous à ce qui reste de ronces, crachez vos poumons, usez vos semelles, laissez-vous porter par le vent puissant et fou, bénissez cette petite Dame au Snickers basée au sommet de la colline au quatre vents : là vous la verrez cette masse énorme.

Odile en total look rando : je rougis jamais parce que je mets l'houile!

Quand on la rencontre, elle fait d’abord peur, si haute, si impressionnante. On la déteste même. Elle n’est qu’un mur hideux qui ôte à celui qui se hisse au sommet voisin la joie exaltante que seuls les alpinistes connaissent, celle de dominer la vallée. Car elle est votre seul horizon. Elle semble heureuse de vous frustrer la vilaine ! Si fière, elle a quelque chose à cacher : elle ne daigne même pas nous montrer son sommet. Elle est hautaine parce qu’elle est laide, sa face est noire et sans relief. Elle détient un record mondial de dénivelé, la belle affaire !

Imposante et hostile, vue de notre première Guest House

Après une nuit en Guest House avec vue sur cette face de roc qui semble être l’un de quatre murs de la chambre, on trouve au petit matin dans un paysage qu’on a du mal à nommer ainsi – décor raté ! – des lignes de fuites... Et ce laideron prend des allures de misérable qu’on aime dans sa laideur. L’horizon qu’elle propose finalement nous est touchant : sa ligne de crête dessine des arbres vils, tordus et laids, mais on lui pardonne. Petit à petit alors que l’on la longe de l’autre côté du Yang Tsé qu’elle surplombe sans finesse et sans détours, et à mesure que l’on descend sur des pentes à en faire cagner nos genoux, on la comprend, cette façade. Pour se faire plaisante, elle prend des teintes nouvelles comme dans un effort pénible tellement elle est maladroite, elle capte des rayons de soleil.


Enfin, ce monstre sublime, plus on le regarde plus on le respecte. Une fois installées dans notre dernière Guest House, délivrées de notre marche et de nos sacs, les doigts de pieds en éventails qui prennent les courants d’air, on ne peut que contempler ce mur impressionnant. Aucun Naxi, du nom de la minorité qui embellit ces contrées hostiles et sombres de verdoyantes terrasses, ne l’a jamais escaladé. C’est beau cette sagesse toute respectueuse qui n’est pas celle de trop de touristes téméraires qui se croient invincibles. Toujours les peuples de la montagne m’impressionneront. Un délicieux apple pie-canelle sous le nez s'est senti frustré de ne pas nous captiver autant que ce mur qu’on se met à voir avec des yeux naxi. Cette montagne, on a fini par nous y attacher, comme à une protectrice qui veille. "La création est un prodige en plein épanouissement : elle complète son énormité par sa bonté" (Victor Hugo, Quatre vingt-treize).

Vivez si m'en croyez, n'attendez à demain, cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie. (Terrasse du Don Papa nà Lijiang où on a tenu, quoi... dix minutes au soleil? Tu parles d'une expédition!)

Pittoresques : les Guest Houses et restos tout de bois vêtus. C’est simple, on se sent tout de suite chez soi.

C'est le Ketchup dont on parle en Occident!!!!

Amazing !: Trouvé à Jianshuo, province du Guangxi : l'ouvrage de référence par Slavomir R. Cet homme au parcours controversé qui a filé de son campement de Sibérie à l’anglaise, vers les steppes mongoles, le désert de Gobi...pour atteindre l’Inde. Je le dévore actuellement. Jule, si tu me lis... !


Photo non truquée à Jianshuo

Oléolé: Lijiang, ville du Yack. Il fallut que nous achetâmes des queues de yack ou alors on loosait complètement. On a été deux touristes en dans les rues étroites de Lijiang - clostrophobes s'abstenir - avec une queue de yack chacune à la main. Tout est normal, disions-nous.



Lijiang, queues de Yacks, Moulin Wouge

Fashion : dear dear, c'était LE fashion show qu'on a de nos yeux vus à Jianshuo, la ville aux pains de sucres. Premier fashion pas avec l'arrivée ébouriffée de Dom pour John Galliano, Dom qui est, comme elle le dit elle-même, "tempo dépendante". L'avion avait à peine atterit que déjà la Parisienne germano-pratine vit sa chevelure se mettre au goût local.

Merveilleuses et Incroyables, égéries du goût local

Jianshuo est cette ville d'une autre Chine: l'humidité est partout, elle nous envahit! L'humeur, les baskets, la chambre d'hôtel - qui donnait sur les pains et la rivière Li.



Pains, bambous, rivière Li, pont, vélo, tabourets

Oubliées les montagnes sauvages et les "Chtinois" (hommage par cette citation à son inventeur Yvon), bienvenue chez ceux qui cultivent le riz entre deux pains de sucre, ceux qui fabriquent des petits tabourets de toute beauté simplissime, et les tee-shirts "Glamour toujours".

  J'fais quoi? je le prends? Oh j'hésite!

Nous avons croisé dans la rue principale de Jianshuo une touriste comme nous (j'appelle un chat un chat, pas de chichi en Chine) qui disait ras-le-bol les baskets humides et semblait leur préférer ces chaussons d'avion à la semelle d'un millimètre d'épaisseur. Après un "Oh les shoes!" lancé à la va comme je dis tout haut ce que les gens normalement ne comprennent pas - syndrome de la Française expatriée - la dame en question a sourit. Elle avait compris, elle était française, il fallait que ça arrive. Dom a eu à cet instant l'idée géniale de l'imiter et de yalla, parcourir la ville en ... hum, téléchargerai-je la photo?



We are the American girls living the American dream! oh-my-god!

Chic&soul: en tant que citoyennes françaises nous avons bu un Pim's au Valentine, resto au chic français de Jianshuo (Au menu, Lapin au vélours sur son canapé de rösti à la cabriolle, oh! la cabriolle! - Voir Le Grand Restaurant pour comprendre cette fine allusion) puis un ponche au New Harbour Plaza Grand Hotel or something de Kunming - il vient de changer de nom, faites excuses. Ce restaurant tournant est au sommet de l'hôtel, on y tourne moins vite que dans les tasses d'Alice au Pays des Merveilles à Eurodisney, mais on peut admirer le tout Keunmingue au son répété d'une trompette: l'ambiance est jazzy et spots bleus...

Plus bleu que le bleu de ses yeux

Des vac schtroumpfement schtroumpfs!

La boucle se boucle, merci à Dom pour ces aventures dignes de notre héros à tous...!

Par odile
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Dimanche 30 mars 2008 7 30 03 2008 09:18
Ya bel et bien un Lotus Bleu ici - ce qui doit pas vous empêcher de pas de faire un/des don(s)...! 


Riez, riez, j'ai pas vu les bébés dans le fleuve, y a pas de fleuve d'ailleurs à Kunming, ni les grands méchants à tresse - à part dans les soap - mais les ongles longs, la barbiche et les petits petons, que oui! C'était un critères de beauté indispensable pour toute femme qui voulait se marier, mais aussi sujet tabou, je m'arrêterai là. Cette planche mettant en scène notre héros à tous m'inspire et me questionne : mais pourquoi Hergé a-t-il écrit tout ceci...?


IMPORTANT: Anne-Laure arrive ce soir, 20h20 aéroport de Kunming... yeepee!
Par odile
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Lundi 24 mars 2008 1 24 03 2008 03:32

ô Terre de détresse où nous devions sans cesse piocher, piocher!

Pour nous autres exilés de longue date dans ces contrées lointaines et hostiles, il y a deux phases vers la déculturation et la perte totale de repères.

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La première est la phase de comparaison. A peine a-t-on posé le pied sur le sol chinois que nous viennent  sans prévenir des ah c'est grand! ooh, c'est bruyant! c'que c'est sale! huuum c'est bon! oh le monde! ah?..euh, oui c'est beau...! argh ils m'énervent!

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Puis, quand on est des fieux de la fieille comme moi, on oublie tout ça. McDo est devenu notre Grand Véfour, on se fait une toile sur allociné.fr, et des petites habitudes viennent enrichir notre quotidien.

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Quotidien émaillé, parsemé de pétales de riens du tout, de pensées osées qu'on inscrit sur un mur, sur des petits coeurs...

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Tenez, trois c'est le nombre de paires de pieds retroussés rabougris repliés que j'ai croisés dans la rue. Ah Je l'entend encore ce Tchang et son rire à gorge déployée "Non non Tintin, je t'assure, rien de tout cela n'arrive dans mon pays..." (ou à peu près ça, nous n'avons même pas Le Lotus Bleu dans notre bibliothèque...je sais!)

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Ce matin en venant au Centre, j'ai croisé une dame fort élégante qui avait l'air oserais-je parler ainsi, d'une Parisienne mémé Chanel... jusqu'à ce qu'elle me crache à mon nez et à ma barbe sur le sol, j'ai pas encore trouvé mes mots...

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Les week-ends s'occupent et ne se ressemblent pas. Un coup jeg snakker norsk. Un coup je lis, Honoré dans tous ses états, je viens de finir ces pages divines du Cousin Pons.

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Un coup je me fais artiste, je découpe et je colle. Je refais ainsi toute la déco du salon.

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De fil en aiguille on s'y met aussi : maintenant je ne bois plus que de l'eau chaude. Oubliée l'eau froide, c'est pour les ploucs!

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Chaque matin, je sors de la résidence et à gauche toute je longe notre rue bordée de parterres d'herbe bien verte arrosée naturellement, librement et consciencieusement par nos chères têtes citronnées qui boivent beaucoup de thé, assurément.

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Puis à gauche encore le long du caniveau géant qu'on appelle pour faire vite et stylé 'canal'. Quand il fait beau, je croise le regard de ceux qui regardent les gens sous le nez, je leur réponds, soit par un sourire - poli et retenu, soit par une moue les narines élargies, c'est selon... Ma perplexité s'est installée je crois à cet endroit précis où avant de tourner à droite et d'enjamber le canal aux effluves enchanteresses que, si le chant des sirènes pouvait se traduire en odeurs on y plongerait (dans le canal), perplexité disais-je devant le déplorable réchauffement climatique qui pousse les goélands de Sibérie à faire une halte à Kunming, sur ce canal... j'vois pas...!

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Mais jamais, ô non jamais je ne manquerai d'apercevoir le camion Jiahua, qui fait la tournée des - passez-moi l'expression - boulangeries, du doux nom de Jiahua (le H chinois c'est la rota araboespagnole, mettez-y toute votre pomme d'Adam - preuve que Charles Martel n'a pas été jusqu'en Chine...passons.) Là, j'y trouve des sandwiches triangles, c'est fou! Alors quand je sais que le camion livraison va apporter les sandwiches faits maison dans la boutique, je peux y aller!!

J'aime les sandwiches triangles.

tiens, voici ma salle de bain

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Je chante aussi, j'ai performé lors d'un duo à l'occasion de la soirée de la Francophonie, jeudi dernier. L'autre chanteur digne de ce nom c'est Frédéric. Il chante aussi bien que moi...ben quoi?!

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Là c'est la cuisine. Y a des bébés cafards maintenant, la famille s'agrandit. Droit devant vous la théière, compagnone intarrissable des bons et des mauvais jours.... que dis-je, y a pas de mauvais jours à Kunming, attends!

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Pendant la soirée de la francophonie j'ai discouru devant un parterre médusé de chinois (francophones, l'étaient-ils? Mais j'ai pas perdu totalement ma face d'enfarinée y avait aussi des Français... et un Belge, d'ailleurs) sur un nouveau site internet que je vous invite à consulter
www.francetermes.culture.fr link 
Le mot d'ordre: sauvons la langue française, et viendez tous inventer des nouveaux mots dans la boite à idées. En plus, c'est un méga dico on line gratos.

Le nouveau sac trendy, entre Laroche et la Foir'fouille, mais made in China... un fourre-tout classique et coloré, dans la tendance folk&fun-j'habite en Chine!

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Voilà, six mois c'est une petite vie, un tournant qui s'opère. D'ailleurs 6 et 6 font 12, encore six mois donc. Une petite vie, hein, c'est fou ça. Mon salon :

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Piocher, piocher, piocher...

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Pas plus intelligente qu'une autre, mais pas plus bête non plus,

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Odile, votre correspondante permanente à Kunming.

Par odile
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Mardi 19 février 2008 2 19 02 2008 11:54
Post-scriptum.
Les organisateurs des JO de Pékin recrutent 380 femmes pour les remises de médailles. Voici les canons officiels de la beauté : outre l'âge (18 à 24 ans) et la taille (1,68 à 1,78 m), la distance du front à la base du nez, celle du haut au bas du nez et celle du nez au menton doivent être égales. La longueur des yeux doit être égale à 3/10 de la longueur du visage. Le teint doit être rose et brillant, la peau élastique, le corps bien en chair mais pas gros, les cuisses fermes mais douces, les mollets hauts et légèrement saillants, les épaules droites, pleines et symétriques...

(Source : Le Monde 19/02/2008)

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Merci de déposer candidatures et cv en commentaire, ils seront traités rapidement et efficacement!
Par odile
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Lundi 18 février 2008 1 18 02 2008 06:54

Il était une fois une Odile qui s'en allait parcourir le vaste monde. Avec ses cheveux ravagés et sa classe toute parisienne elle allait en voir des choses! 

Challenge n°1 : où Odile part a l'assaut des tours hong kongaises

Elle l'a fait! ... boire et reboire un caramel macchiatto dans l'un des milliards de Starbucks de la plus prodigieuse cité de l'univers. Quel délice! 

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Ce fut devant un paysage new yorkais rehaussé de touches londoniennes, un vendredi. 

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Tard le soir, elle ne voulut voir que le spectacle des mille feux de la ville où les gratte-ciel se répondent les uns aux autres dans un son et lumière entre terre et mer. Y a pas à dire, Hong Kong c'est haut, petit, dense, compact, touffu, aérien. Chinois aussi, entre les tours sans fin se faufilent des ruelles encombrées de boutiques chinoises, décorées comme elles l'étaient de paillettes et de rouge, pour mieux appeler fortune et prospérité sur le-royaume-de-l'argent-qui-coule-à-flots. Mais c'est du haut du Peak qu'elle dormi, prit ses petits déjeuners français, et regarda des dvd français (Le Corniaud, of course).  Le Peak, c'est le quartier classe et trendy de Hong Kong, parce que quand on s'apelle Odile on ne peut que marcher sur les traces des colons anglais qui fuyaient la chaleur de la ville sur les hauteurs de l'île. Le Peak c'est cheac. 

Challenge n°2 : sea, sun and mouffles

Elle n'a jamais été aussi heureuse que ce matin là, un mardi. 

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Elle marchait sur une plage déserte sur l'île de Lama, voisine de Hong Kong. C'était l'hiver, un hiver où il faisait beau. Une saison qui n'existe que dans le sud de l'est de l'Asie. On l'apelle le froid polaire sableux sous les cocotiers gelés. Lama c'est une île charmante où de petites habitations se boboïsent, séparées par les potagers soignés et cocquets. 

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Ouaip, m'enfin le plus fun c'est tout de même dans le ferry, de se mesurer aux lourds pétroliers, porte-containers, roros, qui passent sans même nous remarquer, impassibles face à l'ivresse du vent. 

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Challenge n°3 : seule dans la jungle urbaine

Parce que les Odile ont de qui tenir, elles savent prendre seule le bus n°1 au Peak a Hong Kong pour descendre "into town" sur une route vertigineuse, pentue, cernée par le vide ou la falaise, un mercredi. Les Odile n'ont pas peur et montent à l'étage du bus pour mieux affronter le danger. Un Sioux n'aurait pas mieux fait. Le trajet se fait le long d'un végétation luxuriante, dont le sol penché est recouvert de béton armé parce que quand même un glissement de terrain sur Hong Kong ce serait pas drôle. Mais la végétation recouvre ce béton armé. Hong Kong c'est ça, il y a toujours quelque chose pour brouiller les pistes, toujours une passerelle pour piétons qui sert de toit à la chaussée, toujours un étage pour en recouvrir un autre, toujours un sous-sol pour se superposer à un autre... Dans tout cela et dans son bus, Odile a bien cru valser dans le décor un millier de fois. Tout ça pour finir lilliputienne dans un aéroport digne de l'Arche de Noé où tous les peuples sont représentés, tous les yeux - globuleux, fins, ronds - tous les nez - grecs, gaulois, absents - tous les cheveux - verts, rouges jaune, gris, multicolores ou rayés - et moi. Tout ça pour finir en tee shirt, géante dans un aéroport de lilliputiens phnom penhois. Une autre jungle faite de touk touk, de motos dop, de klaxons et de déambulations. Ne l'appelez plus jamais Odile, mais Lady Odile

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...ou Touktouk Lady, ou Moto Lady. Elle fut sans cesse hélée par des fans voulant à tout prix qu'elle leur fasse l'honneur de se poser en amazone sur leurs embarcations...Tout de même..!

Challenge n°4 : le paradis

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S'endormir bercée par le bruit du ventilateur accroché au plafond, rafraîchie. Dormir sous des moustiquaires, sans couette. Porter un casque de moto, ou pas. Répondre aux "Hello!" et sourires des Khmers, un langage universel. Boire des jus de fruits frais le long des rues sales. 

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Il y a quelque chose de sauvage dans les rues de Phnom Penh, les trottoirs mal définis, l'embrouillamini de toutes les races de véhicules se côtoyant de près, les enfants qui vont pieds nus dans l'agitation nerveuse de la ville. 

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S 21, c'est le nom du Musée du génocide par les Khmers rouges. C'est une ancienne école qui a pris le visage de l'horreur et que l'on visite de pièce en pièce pour voir les salles de tortures, les photos des victimes, celles des bourreaux. Le Lonely Planet l'avait dit : vous ressortirez abattue. Or, Odile ne voulut pas être abattue; elle en est sortie révoltée. Le devoir de mémoire fait, ne nous complaisons pas dans l'horreur. Ne surtout pas se perdre dans l'imagination de ce que ces pièces au dépouillement brutal suggère plus fortement que n'importe quel film ou exposition, de ce que ces lits de fer ou ce carrelage taché de sang dit d'une histoire qu'on a peine à associer aux sourires et regards des Khmers. C'était un vendredi.

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Se souvenir, certes. Mais laissez Odile ne retenir du Cambodge que la beauté d'un soleil couchant sur le Mekong, la joie d'avoir goûté à l'émerveillement dans un village viet, Wat Champa, où elle a été fêter le Têt.
 
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Un village fait de maisons de bois en pilotis, de barques aux bouts pointus nonchallament bercées par le rythme lent du fleuve. 

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Un village où des enfants l'ont suivie le long d'une promenade au bord du Mekong... 

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Laissez-lui ce souvenir imperissable d'un pays où la dureté se noie dans le sublime, où les villages se déploient le long des routes, par des maisons de fortune aux longues jambes droites dont les pieds attendent l'eau en cette partie de l'année. 

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Non loin de Kompong Cham, petite ville à 80km environ de Phnom Penh, Odile a goûté à l'atmosphère d'une plantation d'hévéas laissée par les Français, immenses étendues silencieuses et magiques où la nature donne à l'homme sa richesse, les arbres saignent dans un silence envoûtant pour nous donner des pneus. 

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Alors bien sûr Odile s'est baignée dans le Mekong - un dimanche -, bénédiction de tous les dieux au calme tranquille. 

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Bien sûr, Odile a été à Angkor, un jeudi. 

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Odile a vu la cité oubliée se remplir de touristes au petit matin, l'appareil au poing pour saisir L'instant : le lever du soleil sur Angkor Wat et son reflet dans un bassin d'eau illuminé. 

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C'est à vélo que les kilomètres qui séparent chaque temple ont été squizés par les mollets d'Odile. Elle, géniale, qui a eu cette reflexion en pédalant : Angkor, c'est grand. Elle a vu des éléphants pour touristes se ballader sur les mêmes routes qu'elle, des troupeaux de touristes prendre en photo d'un même élan une petite statue ma foi qui ferait bien dans son salon. 

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Elle a vu de ces pièces de musée, que même Blake et Mortimer ont à côté de leur cheminée! 

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Bien sûr, Odile a assisté à une conférence de François Ponchaud, grand spécialiste du Cambodge, qui vit, parle, rit khmer. Une conférence fort intéressante, ma bonne dame, où il fut dit que l'avenir politique du Cambodge sera ou ne sera pas khmer. 

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De retour a Phnom Penh, un dernier jour dans la plus prodigieuse cité de l'univers, où les Chinois avaient retrouvé leurs quartiers, de retour de la fête du nouvel an. Phnom Penh, plus animée que jamais, plus dense encore. Retour chez ses amis de Phnom Penh à qui elle dit merci pour leur accueil, comme à ceux de Wat champa et de Kompong Cham.

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A Phnom Penh, PSE, l'association fondée par un couple de Français, 'Pour un Sourire d'Enfant', a accueilli Odile un vendredi pour un repas dans son restaurant à l'allure *** pour un self à volonté, service heureux et bien accueillant par les enfants de la décharge. 

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L'avenir du Cambodge, le pays aux mille ONG, ne peut qu'interpeller celui qui tombe amoureux de ce pays. On espère qu'il vivra heureux...

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Challenge n°5 : retour à Kunming!

Revenir. Redevenir Chinoise pour celle qui s'était pris au jeu de la khmeritude. 

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Retrouver colocs et élèves, mouffles et pantoufles, tisanes et pyjama rose! C'était un Samedi 16 février.

Le Centre Francophone de Kunming est heureux de vous annoncer la naissance de
culturechine, un site particulièrement bien fait (!) sur là où Odile travaille, elle et ses colocs. 


Bonne et heureuse année du rat!

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Par odile
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 01 2008 12:00

Non, je ne vous parlerai pas d'elle, de cette grande blonde aux cheveux Marie-Antoinette, qui se fait des soirées pieds de porcs entre potes... c'est si bon! que la tradition veut qu'on en reprenne jusqu'à ce que le gras qui entoure l'os ne l'entoure plus et que.....burp....je vais changer de sujet....

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Elle voulait voyager du sud au nord, et pour qu'elle soit heureuse vous étiez d'accord...mais, elle va bien?
 
Ui, ui elle passe parfois, des soirées occidentales au Salvador café, huuuum que c'est bon, un brownie tout chaud, accompagné de sa chantilly maison et de sa boule de glace au noix de pécan caramélisées, mais attention la plupart du temps elle mène une vie recluse à l'écart de toute tentation...


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c'était pour Alyette, voilà tout, la pauvre la voilà avec un an de plus, m'enfin ce sont des choses qui arivent... 

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... elle donne aussi chez elle des soirées tisanes, de 5 à 7, par exemple, du haut de son trône, aussi grand que sa chambre, qui empreinte à Versailles ce qu'Hello Kitty n'a pas pu ajouter...

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... elle passe aussi des soirées casseroles au KTV où elle vient sans peur et sans pudeur se mesurer à la grande Céline, dans un duo mémorable au son de My heart will go on and on and I will always love you...

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Mais une questionme taraude l'esprit, comment fête-t-on Noel en Chine? Ah, oui, excellente question, voici... on se pare de guirlandes dans une ambiance très festive, comme toujours, et on organise une séance de pose avec des photographes spécialisés... 

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Mais ne risque-t-elle pas de perdre ses talents culinaires, loin de ses repères? Aucun danger, Clémence et elle ont fait un klug, qui avait le goût, l'allure et le mordant du vrai, on a été fiers d'elles!

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Mais s'épanouit-elle au contact de cette culture millénaire qui a inventé... Ecoutez oui, les médecins sont formels, et pour autant que j'ai pu en juger, elle a su s'adapter à l'environnement local, sans conteste.

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... il faut dire qu'elle bien entourée, avec des gens qui la comprennent...

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...je suis bien dans l'embarras de devoir aborder avec vous un sujet délicat qui risque de choquer, bon voilà, ce sont ses cheveux, à l'épreuve des peignes chinois, qui ont beau être griffés Mickey...

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Par odile
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Lundi 7 janvier 2008 1 07 01 2008 11:45

Que d'eau, que d'eau! .. a coulé sous les ponts depuis nos dernières confidences chinoises! On ne se baigne jamais dans le même fleuve, c'est entendu, mais non, moi non plus yé né pas changé!
Yé souis toujours cette touriste aux cheveux rococos, qui vous parle de la Chine et des Chinois, et qui n'est pas assez riche pour s'acheter du Nutella... 

... Yé né pas changé mais j'ai du Viet Nam plein les yeux!

Mais une belle histoire est une histoire qui sait commencer par son début... par un beau tout petit matin de janvier où il falllut après un réveillon pantagruelique et yvonesque, puis la fin d'un dvd - Chouans! - dormir d'un oeil mais dormir pendant deux petites heures pour ne pas rater le bus Kunming-Hekou. Nuit agitée par la peur de rater un train, les premières heures de 2008 furent d'un classique!

Clémence et moi avons longé la ligne de chemin de fer, ô combien mythique, Kunming-Hanoï, à travers des paysages majestueux, dont les montagnes aux pentes abruptes sont toutefois mises en valeur et cultivées comme un défi à une nature exubérante. A travers mes paupières tombantes et les vitres poussiéreuses du bus bringuebalant sur des routes incertaines, j'ai vu des maisons de paille s'accrocher à une pente boueuse, le long des chemins. J'ai vu aussi plusieurs fois mon heure venir, un chauffeur comme ça on ne lui confie qu'un tricycle! J'ai vu l'heure venir de plusieurs petits Chinois - n'oublions pas qu'en Chine plus on va dans le sud plus ils sont petits - de quelques vaches, ou bien zébus...? enfin certainement pas des gnous, devant la folie motorisée des Chinois, mais confisquez-leur tout ça!

C'est à la nuit tombée que nous avons passé la frontière qui m'a semblée comme toutes les frontières mythique, incertaine, si intransigeante et précise qu'elle intimide. La frontière Chine-Viet Nam est faite d'un fleuve, d'un pont et de deux villes côte à côte : Hekou en chine, Lao Cai au Viet Nam. 

Passé le pont on est au Viet Nam! Ce furent nos premières façades coloniales, jaunes, bleues, vertes, avec des balcons occupant toute la largeur des façades étroites. Puis notre premier trajet en moto...grisant!, une nouvelle langue, et du pain : à déguster en brochette, avec un peu d'huile sur le dessus, et à tremper dans un sauce délicieusement citronnée... Le Viet Nam aura été et sera toujours une expérience culinaire forte!

De Lao Cai départ pour Sapa, ville des trekkeurs. Telle Jack London, j'ai trekké dans une nature hostile et sauvage aménagée pour les touristes et payante, peuplée de minorités qui ajoutent des mots français à leur langue, tout à fait tordant, uh uh uh!

Sapa:ville de trek, d'art et d'histoire, son marché, ses nems, ses petites vendeuses ethniques de trucs ethniques... 

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Qui eût cru qu'on pouvait être ému devant une usine hydroélectrique, m'enfin...! Elle fut notre premier témoin de la présence française au Viet Nam : une construction de pierres, chargée d'histoire et de touristes, dans un froid polaire... perdue dans les brumes humides d'une nature envoûtante.

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Le lendemain de cette froide et folle journée, où sans le faire exprès, ben non, on a emporté les clefs de la chambre de l'hôtel, uh uh uh (rire de Monsieur Li dans Tintin au Tibet), nous avons pris le bus pour Lao Cai, et de Lao Cai on a filé droit vers Hanoï. Assise neuf heures sur des sièges en bois, juste ce qu'il faut pour perdre le derrière (oh la délicate touche d'humour, saisissez-vous?) mais on a la peau du ventre bien tendue des friandises que les Vietnamiens nous offrent : bambou, à croquer puis à recracher par la fenêtre, genre de saucisson cru à arêtes, vache qui rit, mais oui, il y en a eu beaucoup tout le long de notre périple!

Hanoï : la ville aux mille klaxons et aux mille touristes, vous ouvrira ses portes et vous vous sentez chez vous, elle est partout la France!
A voir à Hanoï : le quartier des 36 rues aux nems succulents, à l'origine un quartier chinois où chaque rue appartient à une corporation, ou vice versa ...

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A entendre : le bruit mélodieux des scooters, des klaxons, on ne le redira jamais assez, munissez-vous de boules kiès pour parcourir la ville!

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A faire à Hanoi : 

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A regarder, et/ou entrer dedans: le Sofitel Métropole, un hotel tout luxueux au charme nostalgique, construit par les Français, qui abrite Louis Vuitton et hélas,  des jeans-baskets-casquettes-tee-shirts-qui mangent des frites, là où nos officiers dignes et élégants passaient leurs soirées. Je vous invite à remarquer la vieille voiture style James Bond colonial, ouaip!

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L'opéra : ahhhh l'opéra! Grande frustration de ne pas y avoir passé ma dernière soirée hanoïenne... à charge de revanche, quand je serai grande, je passerai une soirée équivalente à l'opéra Garnier, son frère de Paris, hé hé!

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... non moi non plous jé né pas changé...

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Par odile
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