Dimanche 17 août 2008
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Le matin, je prends mes pieds pour aller travailler, tout en marchant, je regarde la Chine, j'admire les vieillards, je m'étonne des jeunes débraillés, j'hume les odeurs de la ville, j'observe le
ciel de Kunming. Ce ciel d'altitude qui ressemble comme deux gouttes d'eau au ciel français...je ne me sens jamais aussi proche de vous.

Et puis il y a les sourires
de mes élèves, leur regard illumine leur visage quand, ça y est! ils ont compris! Le sourire des Chinois, qui quand il est là ne part plus et qui se lit dans leur regard. Ce sourire qu'il faut
avoir vu orner des yeux brider pour se dire enfin, ça c'est la Chine.

Le soir, de retour à la
résidence de nos petits retraités, où nous ne passons jamais inaperçus, je souris aux Chinois qui pour vous connaître, scrutent votre coeur. Un franc sourire simple et un regard bienveillant
suffisent pour qu'en retour ils vous répondent.

Il suffit d'aller en Chine voir que
les Chinois sont curieux, avides d'échanges et de sourire, tout comme nous!

A ceux qui restent en Chine,
je vous souhaite bonne route, et vous remercie d'avoir été sur la mienne.
ô joie de vous revoir chers amis et famille!

Et si c'était par la fin que
tout commençait...
J'ai adoré l'idée du texte dont vous êtes le héros, on se trouve complètement dans l'ambiance, dans la tête qui ne sait plus où donner de la tête, précisément, dans toutes ces émotions qui peuvent se bousculer quand on se balade dans une rue de Kunming.
Contente que nos discussions aient contribué à prêter plus attention à nos intuitions, à nos émotions, à toi comme à moi, face à cette ville a priori si laide...
Je suis très sensible à tout ce que j'ai vu sur tes pages, les compositions de carrés de fenêtre, quadrillages... A Beaubourg il y a une salle, ds l'expo sur les artistes peintres, où l'on voit pas mal de quadrillages, et qui questionne l'idée que ce pourrait être une problématique féminine en particulier. En tout cas, moi ça me touche, et tes photos sont top.
Ah oui, aussi, dans le texte dont vous êtes le héros, j'ai retrouvé tout à fait cette idée que j'essayais peut-être de transcrire à travers mes tableaux de villes "compliquées", noueuses, l'idée de trajectoire, des trajectoires possibles, des tissages d'itinéraires... La forme du texte dont vous êtes le héros permet tout à fait de traduire cette désorientation, je trouve, et cette multiplicité des parcours à inventer...
Bref, bonheur que ce blog ! merci et bravo à toi.
grosses bises, et à très vite à Paris maintenant !